"TOP 10" SEB A partie 2 : redécouvertesTous les ans entre deux nouveautés, on arrive à se coincer un petit bijou sorti de nulle part, ou un collègue inspiré nous glisse un nom de film a voir absolument…en avance sur Paul Newman d’un an, je n’ai pas redécouvert ses films suites a sa disparition, du coup ça a laissé de l’espace à beaucoup d’autres grands films…ce qui a fait exploser mon top 10 en top 15 !
« Sa majesté des mouches » de Peter Brook (1963)
L’adaptation ultime du classique de William Golding, une claque violente et toujours d’actualité.

« Macadam à deux voies » de Monte Hellman (1971) & « Point limite zéro » de Richard D. Sarafian (1971)
Les deux meilleurs road movies de leur époque, hypnotiques, existentialistes autant que des bijoux de mise en scène…faites silence et laissez les moteurs parler.

« Du silence et des ombres » de Robert Mulligan (1962)
Robert Mulligan nous a quitté y’a quelques jours, il laisse derrière lui, une carrière atypique, jonché de chef d’œuvres comme « du silence et des ombres », « to kill a mockingbird » en VO, film culte et classique des classiques aux Etats-Unis, trop méconnu par chez nous, a découvrir d’urgence !

« Salvatore Giuliano » de Francesco Rosi (1961)
Fiction quasi documentaire, Francesco Rosi invente avec ce film un style, celui de l’enquête filmique qui s’approche au plus prêt du cinéma vérité, ne vous attendez pas a un film de gangster, « Salvatore Giuliano » c’est l’anti-parrain. Un film âpre et rocailleux comme la Sicile.

« Le Chasseur » de Buzz Kulik (1980)
Vu a 10 ans à la TV, je n’avais rien compris à ce film nonchalant, revu cette année, « le chasseur » est une perle de mélancolie et d’originalité. Porté par un faux rythme auquel le présence de Steve McQueen s’accommode avec grandeur, « Le chasseur » est un film rare, comme du Arthur Penn ironique.

« Le jour où la terre s’arrêtera » de Robert Wise (1951)
Le remake est en ce moment dans les salles, plutôt que de pactiser avec le bouse hollywoodienne (malgré la présence de la belle Jennifer Connely), retourner vous vers l’original, chef d’œuvre total dépassant le film de science fiction, humaniste et visionnaire, « Le jour où la terre s’arrêtera » est toujours d’une incroyable modernité et prouve que Robert Wise était un des grands du cinéma.

« Jeu de massacre » de Alain Jessua (1966)
Cinéaste marginal par chez nous, Jessua est le visionnaire du cinéma français, découvrir aujourd’hui « jeu de massacre » est un sacré choc. Drôle, sarcastique, cruel, swinging sixties, « Jeu de massacre » ressemble à du Alain Resnais shooté à l’acide.

« Que le meilleur l’emporte » et « le seigneur de la guerre » de Franklin J Schaffner (1964 – 1965)
Encore un grand cinéaste méconnu, la sortie cette année de 2 de ses pièces maitresses, m’ont permis de réévaluer l’auteur de « papillon » et « la planète des singes », ce gars a aligner les chef d’œuvres comme des perles, les deux films cités plus haut brillent par leurs différences mais se rejoignent par la perfection de leur exécution et la puissance de leurs sujets, un cinéaste capable de passer de la politique au romantisme médiéval avec la même classe a mon respect éternel !

« Breakfast club » de John Hughes (1985)
Redécouvrir les films de John Hughes c’est plonger dans un bain de jouvence aussi drôle qu’émouvant mais aussi dans le cinéma de l’adolescence par excellence…des classiques !
A noter que sans ces films là, « Supergrave » et cie, soit la bande de Judd Apatow serait orphelins.
Je conseille aussi : « sixteen candles », « l’oncle buck » et « la folle journée de Ferris Bueller »

“Baxter” de Jérôme Boivin (1989)
Une bouffe dans la tronche….précis, implacable et depressif….un portrait de la France profonde et de la noirceur de l’être humain qui n’a pas eu d’équivalent depuis.

« L’autre rive » de David Gordon Green (2004)
Un film rêvé, version moderne de « La nuit du chasseur », mis en scène par le tout jeune David Gordon Green sous l’œil inspirant de Terrence Malick, sublimé par la musique de Philip Glass, mon coup de cœur formel et d’émotion de l’année, en plus de la découverte d’un futur grand cinéaste et d'un acteur dément : Jamie Bell.

« Meurtre par décret » de Bob Clark (1976)
AVec "la vie privée de Sherlock Holmes" de Billy Wilder, "meurtre par décret" est le meilleur des films avec le personnage culte de Conan Doyle, sauf qu'ici Sherlock affronte Jack L'éventreur...White Chapel comme vous l'avez jamais vu, un Londre glauque et pourri de l'intérieur, filppant, intrigant et bourré de complot, le grand frêre sombre du "from hell" d'alan moore !

« Klute » de Alan J.Pakula (1971)
Fausse redécouverte pour moi car le film avait déjà atterri dans ma DVDthèque avec le DVD zone 1, mais impossible de ne parler de ce chef d’œuvre paranoïaque à la bande son magique lorsqu'enfin il arrive dans nos contrées. Casting sublime (Jane Fonda, Donald Sutherland, Roy Scheider), ambiance crépusculaire, mise en scène étouffante et précise au millimètre, bref que des superlatifs.
Que ceux qui n’ont pas vu ce film référence s’alignent devant le comptoir de JM et attendent leur tour !

Bonne année 2009 à tous....le complot court toujours....
Publié le 30 décembre 2008 |
bravo, quelle selection!!!!!