VIDEOSCOPE: JM VIDEO A L'HONNEUR

VIDEOSCOPE: JM VIDEO A L'HONNEUR

Si nous reprenions les termes de Goscinny et Uderzo, auteurs de la BD Astérix et qu’on la transposait sur notre monde audiovisuel actuel, cela donnerait ça :“Toute la planète est occupée par ce géant numérique qu’est Internet. Toute ? Non. Car si Internet a changé notre mode de consommation de films avec l’avènement du streaming, une petite boutique de vente et de location de DVD résiste encore et toujours à l’envahisseur…”


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Cette boutique, c’est JM VIDEOS. Videoscope TV est allé à la rencontre de Boris Remoiville, gérant de JM Vidéos afin de connaître le secret de sa perennité.


Depuis combien de temps existe JM Vidéos ? JM Vidéos existe depuis 1982. La boutique a ouvert quand la VHS a commencé à exploser en France. Quel est le secret de votre longévité ?Lorsque j’étais encore client de la boutique, j’ai trouvé pas mal de films en VO, ce qui était assez rare à l’époque, en tout cas en ce qui concerne les VHS. Très peu de vidéoclubs possédait ce type de produits et JM Vidéos s’est concentré sur ce qu’on ne trouvait pas forcément dans les autres vidéoclubs afin de se démarquer et de satisfaire la demande : cela a commencé par un peu de cinéma d’auteur, puis un peu de cinéma français, un peu de VO… Quand j’ai commencé à travailler ici, c’était l’explosion du DVD au début des années 2000. Nous avons commencé à faire un référencement par réalisateurs, par pays. Puis nous avons acheté un peu de fond de catalogues, des vieux films. Chose qui se faisait déjà avant, mais plus avec les DVD qu’avec les VHS. Par exemple, il y a eu à l’époque Casablanca, un DVD qui se loue depuis sa sortie. A l’époque de la VHS, elle se louait souvent mais avec les DVD qui comprend des bonus, une meilleure qualité, en clair, le contenu qui est propre au DVD, ce genre de films a eu un petit revival de demande. Pareil, Warner qui rééditait les Steve McQueen ou les Bogart dans des belles collections cartonnées durant les années 2000, nous nous sommes rendus compte qu’il y avait de la demande là dessus. Et pas forcément parce que c’était des films que tout le monde connaissait et qui passaient souvent à la télé. Petit à petit, nous nous sommes créés une petite clientèle de cinéphiles, qui a peu à peu dépasser le cadre du vidéoclub de quartier. C’est très pointu, vous allez jusqu’à proposer le coffret des films d’Alain Robbe-Grillet…C’est à la fois pour le fait de l’avoir et surtout aussi le fait de coller à l’actualité. Par exemple, lors de la rétrospective Ōshima à la cinémathèque, les films partaient comme des petits pains. Pour les amateurs de cinéma, c’est de l’ordre de l’instinctif. Les gens entendent parler d’une actualité du cinéma de patrimoine. Du coup, pour nous, il y a une demande.Par exemple, chaque été, lorsque se déroulent les projections de films en plein air à la Villette, le film passe et le lendemain ou la semaine qui suit, ce film sera loué tous les jours. Les gens se disent « Ah oui, il est passé à la Villette, j’ai envie de le voir, j’ai pas pu y aller ! » Ils iront le chercher au vidéoclub.





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“Nous avons des clients qui viennent de banlieues pour louer 5 films et qui les gardent 5 jours. Ils sont contents, ils en regardent un par soir.”


Nous sommes dans le 11ème. Votre clientèle se focalise essentiellement sur le quartier ?Majoritairement, oui. C’est une clientèle de quartier mais c’est fini tout ça. Il y a de moins en moins de vidéoclub dans Paris. Il doit sûrement en rester 5 ou 6 de bien à Paris, dans des endroits bien précis. Du coup, les gens qui recherchent un peu de cinéma qui sort des sentiers battus, des classiques ou encore des documentaires, sont capables de venir de très loin. Nous avons des clients qui viennent de banlieues pour louer 5 films et qui les gardent 5 jours. Ils sont contents, ils en regardent un par soir. C’est vrai, qu’au début, nous étions très vidéoclub « du quartier » comme tous les vidéoclub forcément parce qu’il y en avait dans chaque arrondissement. Il y a 10 ans, vous en aviez Rue Saint-Maur, Avenue de la République… Il y en avait partout. Et il y en a encore d’ailleurs : à Rue de Nemours, il y a un vidéoclub spécialisé dans des films plus rares. Aujourd’hui, nous avons une clientèle qui vient de tout Paris. Mais il est vrai que la grande majorité des clients vient du 11ème.“C’est très marrant ce petit phénomène” Au vu de l’immensité de votre catalogue, est-ce qu’il y a eu de vrais paris sur certains titres, un peu difficile à vendre au grand public ? Eh bien…quand nous les achetons, on ne se dit pas « tiens, ça, ça va bien se louer » « lui, non il va pas se louer », nous les achetons parce que l’on pense qu’il y a de l’intérêt. Alors, qu’est-ce qui se loue bien ? Il y a Ōshima, j’en parlais tout à l’heure. Maintenant, quand il y a une réédition à la cinémathèque d’un auteur comme Truffaut il y a 6 mois, et même si Truffaut se vend facilement, on a eu une petite période où, en vitrine, on en vendait plein. C’est très marrant ce petit phénomène. On est finalement obligé de coller à l’actualité. Quand il y a le Festival de Cannes et qu’un réalisateur est sélectionné, on essaye d’acheter tous les films de ce réalisateur, histoire d’être un peu en avance sur la demande. Par exemple, quand Trapero était à Cannes l’année dernière pour présenter son dernier film, nous nous sommes de suite procuré sa filmographie. De même, il y a eu une réédition des films de Bo Winderberg à la cinémathèque (le Pêché Suédois, Un filc sur le toit, Adalen 31). Nous l’avions découvert l’année dernière et nous avions acheté quatre de ses films qui se louaient plutôt bien. Nous étions très contents. La grosse majorité de vos acquisitions sont rentables ? En fait, on aura tendance à se planter sur une nouveauté qui a fait beaucoup d’entrées en salle. On se rend compte qu’arrivés dans le vidéoclub, ils ne se louent plus du tout parce que les gens qui ont voulu le voir, l’ont vu en salle. Par exemple, Les Chevaliers du Ciel. Ce film a plutôt bien marché en salle à l’époque et quand nous l’avions reçu, il ne se louait pas. Inversement, un film qui fait 10 000 entrées en salle, on va en acheté 3-4 et on va les louer tout le temps. Ugly, Leviatan, ce sont des films que l’on a très bien loués. On avait 4 exemplaires du film Ugly, et on les louait tous les jours. Autant qu’un film d’horreur qui a fait des entrées. Un grand merci à Boris de nous avoir permis de réaliser cet article. Vous pouvez le retrouver dans la boutique: JM Vidéos, 12 avenue Parmentier 75011 PARIS. La boutique possède aussi son propre site Internet avec toute l’actualité du magasin. Vous pouvez aussi contacter la boutique pour toute information au 01.43.57.21.49.







Posté par Lionel le 15-04-2015





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JM VIDEO 01 43 57 21 49 ET 09 52 72 56 80 (appel non surtaxé)



Publié le 16 avril 2015 Facebook Twitter

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