Batman the dark knight
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Date de sortie : 12 février 2009
Support : DVD
Genre : Fantastique
Réalisateur : Christopher Nolan
Acteur(s) : Christian Bale, Heath Ledger, Aaron Eckhart
Synopsis :
Egalement disponible en Blu Ray
Batman aborde une phase décisive de sa guerre au crime. Avec l'aide du lieutenant de police Jim Gordon et du procureur Harvey Dent, Batman entreprend de démanteler les dernières organisations criminelles qui infestent les rues de sa ville. L'association s'avère efficace, mais le trio se heurte bientôt à un nouveau génie du crime qui répand la terreur et le chaos dans Gotham : le Joker...
Critiques : 
JM VIDEO prépare l'arrivée du DARK KNIGHT !
A l'occasion de la sortie de THE DARK KNIGHT le 12 Février prochain dans le vidéo club de votre coeur, JM VIDEO vous propose de découvrir ou de redécouvrir certains des plus grands moments de BATMAN sur grand et petit écran en vous rappelant que tous ces films sont disponibles dans nos rayons pour votre plus grand plaisir et que Seb B et Seb A seront habillés en chauve souris derrière le comptoir pendant toute la semaine précédant la sortie du film !

THE DARK KNIGHT de Christopher Nolan : La critique
Il m’aura fallu quatre bonnes journées avant de me mettre à écrire ce review du DARK KNIGHT de Christophe NOLAN. Lorsque je suis sorti de la salle, je vous l’avoue, j’ai mis quelques minutes à tenter de comprendre pourquoi je n’avais pas ressenti la même émotion qu’à la vision de BATMAN BEGINS, cette excitation juvénile et phénoménale devant mon idéal d'entertainment. Mais, tandis que je me laissais doucement porté par cet escalator me ramenant vers la lumière du jour, deux petites larmes me ramenèrent bien vite à la puissance du spectacle qui venait de s’achever sous mes yeux. THE DARK KNIGHT est il le film dont j’avais rêvé ? Non, certainement pas. Est il bien plus que cela ? Cela se pourrait bien, à quelques détails près. Est-ce un grand film ? ll faudrait être aveugle, élevé aux vidéo youtube, pour le nier.
La fin de l’héritage Richard DONNER Lorsque Richard DONNER réalisa conjointement SUPERMAN I et II en 1978, il posa avec Mario PUZZO des bases thématiques que les meilleurs films de super héro s’efforcèrent de copier par la suite. Premier épisode : trauma, initiation, révélation de la nemesis, dilemme moral, triomphe. Deuxième épisode : Triomphe atténué, problème moral, tentative de renoncement à ses pouvoirs, nouvel ennemi, come back du hero, triomphe. Bryan SINGER pour X MEN, SPIDERMAN I et 2, jusqu’à alors référence des films de super héros nouvelle génération reconnaissait cet héritage flagrant par la bouche de Sam RAIMI et de son scénariste David KOEPP dans chacune de leurs interviews orientées thématiques.

Là où BATMAN BEGINS se pliait à épouser le schéma narratif du SUPERMAN I pour mieux le dépasser, il apparut rapidement à Christopher NOLAN que réaliser THE DARK KNIGHT suivant à la lettre les préceptes Donneriens conduirait le film dans une impasse en raison de la personnalité même de son héros. Il passa ainsi un bon mois avec David GOYER à écrire l’histoire dans le même garage où ils avaient écrit le premier avec deux règles principales « Détournons les lois et surtout, surtout, ne refaisons pas la même chose ». Délicat quand GOYER, élevé aux comics, déjà ébloui par le résultat du premier peinait à croire en un second épisode aussi bon sur ces critères, tandis que NOLAN ne rêvait lui que d’une grande saga criminelle dans laquelle Gotham prendrait sa revanche sur BATMAN et ferait de lui, paradoxalement, le caped crusader que ses fans endurcis vénèrent. Un mois d’écriture pour l’histoire, 6 pour le scénario confié à Christopher le frère du Réal, et nous voici en présence du scénario le plus dense, le plus dément, le plus shakespearien jamais écrit pour une adaptation de comics. Rien de moins. Un feu d’artifice ininterrompu à l’écran L’œuvre finale se hisse au moins au niveau de l’écriture. Les séquences démentes s’enchaînent, à commencer par l’intro d’ores et déjà culte, qui a du faire plaisir à MANN (on est rarement ouvertement cité de son vivant), l’apparition de BATMAN tordant d’une main le canon d’un fusil dans un parking filmé façon ROBOCOP de Paul VERHOEVEN, des séquences d’exposition jouissives tant elles sont bien écrites, une escapade à HONG KONG très JAMES BOND aussi gratuite à l’écran que plaisante (la seule séquence sur le bateau aura coûté 100 fois le budget total des courts HAMEKA), une course poursuite phénoménale dans un tunnel presque totalement dénuée de musique, un interrogatoire entre deux freaks qui fera date, bref on s’arrête là mais je pourrais en faire deux pages tant le film contient de morceaux de bravoures.
Côté casting, c’est absolument parfait à l’image d’un Christian BALE qui accepte ce qu’il sait si bien faire, se mettre en retrait sans rien perdre en intensité lorsque la « performance » penche cette fois du côté de ses partenaires (façon 3h10 TO YUMA, THE NEW WORLD). Car performance il y a, certes du côté d’Heath LEDGER et de son phénoménal JOKER mais tout autant d’Aaron ECKHART et de sa doublette Harvey Dent / Double Face (mon gros coup de cœur du film). Le trio complémentaire autant qu’antagoniste qu’ils forment à l’écran est la grande réussite du film. Tous semblent chercher ce qui les rapprochent durant les 2h40 que durent le film pour ne trouver finalement que ce qui les conduira à un inévitable affrontement. Avoir fait du Joker un électron libre dévastateur, un terroriste au sens premier du terme, permet au film de gagner en rythme à chacune de ses apparitions où clairement tout devient possible, tout peut disparaître. Avoir fait d’Harvey Dent la version non schizophrène d’un Bruce Wayne, amaigri et fatigué de son combat nocturne nous fait partager plus intimement encore le tourment moral de ce dernier. Le milliardaire de Gotham semble isolé au début du film, il apparaît clairement seul dans un dernier plan d’ores et déjà mythique porté par la voix du Commissaire Gordon. Peut on combattre le terrorisme autrement qu’en usant de moyens douteux, qu’en se sacrifiant pour privilégier l’espoir, qu’en devenant aussi dangereux que l’ennemi aux yeux de tous ? Question à grande résonance par les temps qui courent. La définition d’un vrai héros pour NOLAN et BALE.
Chipotons... Si on devait faire la fine bouche, on dirait que NOLAN, obsédé par les raisons qui poussent ses personnages à agir pêche parfois dans sa mise en image de leurs actions. Le réalisateur continue de filmer les affrontements au corps à corps à moins d’un mètre, rendant ces putains de combats parfaitement illisibles et semble parfois considérer les morceaux de bravoure comme des passages obligés (on ose à peine imaginer ce qu’aurait fait un Mc TIERNAN avec la séquence du building et des SWATS). SPOILER : A noter également, sa façon étrange de filmer les morts de ses personnages, à distance. Si cela se comprend concernant Gordon, cela est plus étrange concernant Rachel et Double face. NOLAN nous tient étrangement éloigné d'une émotion légitime, y compris au moment où Bruce Wayne ressasse chez lui la mort de sa bien aimée, le réalisateur se borne à focaliser notre attention sur cette lettre porteuse de vérité qui sera finalement brulée plutôt que d'illustrer la souffrance première ressentie par son héros. Un choix narratif compréhensible mais qui isole encore plus son personnage dans des convictions que nous savons éloignées de la réalité. Ceci étant dit, même si l’amateur de séquences d’actions et tragiques dantesques que je suis n’a pas vraiment eu son compte, on ne peut qu’applaudir à deux mains la maestria de l’ensemble.
A genoux, Chevalier ! Car rares sont les blockbusters qui se terminent sur une telle note désespérée, qui poussent leur exigences dans leur direction artistique à un tel degré, qui ne plient pas sous l’ambition de leur narration et semble totalement dévoué au talent de ses comédiens. En ce sens, THE DARK KNIGHT fera date. Un spectacle total, composé de mille détails, qui ne s’appréciera pleinement qu’après plusieurs visions. Vivement les chaudes soirées d’hiver mes amis ! Qu’il ait battu en une semaine les scores du STAR WARS de 1977 et du CLONE WARS en cinquième semaine, atteste qu’une ère vient de s’achever. INDY IV de George Lucas est exactement le contre exemple du film de NOLAN. Une purge sans nom, sans âme, prenant ses spectateurs pour des demeurés incapables de faire la différence entre un film fait avec passion et un produit méticuleusement pensé pour faire pleurer les dollards. BATMAN BEGINS était sans conteste le meilleur premier épisode de l’histoire des adaptations de comics, THE DARK KNIGHT prend sans problème la palme de la meilleure séquelle sans en être une pour autant. On souhaite bien du courage aux frères NOLAN et à GOYER pour l’écriture du troisième et dernier épisode, le travail s’annonce déjà titanesque tant la chute de notre héro s’annonce irrémédiable et profonde. Quoiqu'il en soit, nous serons là pour le requiem.
David HOURREGUE
Publié le 20 août 2008

TOP 10 2008 JM VIDEO : Les résultats !
Après des semaines de débat agités, de gifles assénées bruyamment dans un vidéo club pourtant habitué aux passions exprimées de façon bruyante, il est enfin arrivé ce TOP 10 que l'univers entier nous envie. Oubliez immédiatement tous ces satanés classements sur tout et sur rien, le seul qui vaille la peine et c'est James Gray qui le dit dans les bonus de LA NUIT NOUS APPARTIENT c'est "le classement fabouleux de Ji Aime Vidéo le vidéo cloub des cinéfils". Alors franchement !


Publié le 10 janvier 2009
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