
Très vite, on s'en veut d'avoir pris ce film pour un sketch du Groland (ce
qui n'empêche pas l'équipe de Jmvidéo d'être des grands fans de l'émission de Canal), tant des séquences entières se rapprochent plus d'un questionnement sur la filiation digne d'un Tetro que d'un humour potache.
On a vu ces dernières années l'émergence de la comédie dramatique belge ( Eldorado, Les portes de la gloire), majoritairement wallone, Felix Van Groeningen nous démontre que les flamands ne sont pas en reste.
Le 6 mai chez JMvidéo
Guillaume Namur pour JMvidéo
La Merditude des choses, présenté à la quinzaine des réalisateurs aurait pu au moins gagner le prix du meilleur titre de film depuis longtemps. Il a préféré gagné l'amphore d'or au festival de Groland. Comme chez son petit frère de la télé, le film nous parle de campagnards alcooliques et heureux de l'être. C'est la famille Strobbe, quatre vieux garçons au look à faire palir un fan de Motörhead, alors que eux sont plutôt Roy Orbison (le langoureux chanteur de Pretty woman ), qui multiplient les marathon-bières et limitent son vocabuliaire au mot couille. Mais évidemment, qui parle couille parle paternité, et un petit garçon blond ( qui n'est pas sans rappeler l'enfant des Contrebandiers du Moonfleet) vit dans cette famille étrange. Devenu grand il est écrivain et nous sert de narrateur, analysant le mélange d'admiration et de haine qu'il éprouvait pour son père.
Très vite, on s'en veut d'avoir pris ce film pour un sketch du Groland (ce qui n'empêche pas l'équipe de Jmvidéo d'être des grands fans de l'émission de Canal), tant des séquences entières se rapprochent plus d'un questionnement sur la filiation digne d'un Tetro que d'un humour potache.
On a vu ces dernières années l'émergence de la comédie dramatique belge ( Eldorado, Les portes de la gloire), majoritairement wallone, Felix Van Groeningen nous démontre que les flamands ne sont pas en reste.
Guillaume Namur pour JMvidéo